Solly Azar lance le tiers payant vétérinaire pour ses assurés chiens et chats

À l'accueil d'une clinique vétérinaire, une femme règle la consultation en approchant son smartphone du terminal de paiement, son chien roux en laisse à ses pieds, face à une assistante en blouse bleue

Chez le vétérinaire, un propriétaire de chien ou de chat règle d’habitude toute la facture, puis attend que son assurance le rembourse. Depuis juin 2026, les assurés de Solly Azar peuvent éviter cette avance. Leur application crédite une carte bancaire de la part prise en charge, et ils ne paient eux-mêmes que le reste. Le 5 octobre, le service a reçu l’or « Innovation service » et le bronze « Assuré service » aux Trophées de l’assurance.

Le courtier grossiste connaît ce marché : il a lancé dès 1984 l’un des premiers contrats santé pour chiens et chats en France. Il a aussi refondu son assurance chien et chat au début de l’année. Le nouveau service s’attaque à un problème chiffré par l’assureur : 21 % des Français disent avoir déjà renoncé à des soins vétérinaires faute de budget.

Comment fonctionne le tiers payant de Solly Azar ?

Tout passe par Mon Compagnon, l’application que l’assureur consacre aux chiens et aux chats depuis 2017. Les démarches reviennent à l’assuré ; le vétérinaire, lui, ne change rien à ses habitudes.

Une photo et une carte virtuelle pour l’assuré

L’assuré active d’abord, dans l’application, une carte bancaire virtuelle enregistrée sur son smartphone. À la fin de la consultation, il photographie la facture et la feuille de soins. Un outil d’intelligence artificielle lit ces justificatifs, le dossier médical de l’animal et le contrat, garanties et plafonds compris. En quelques secondes, il calcule la somme due par Solly Azar et en crédite la carte. L’assuré règle le vétérinaire avec cette carte et ne sort de sa poche que le reste à charge.

Rien à installer pour le vétérinaire

Le praticien encaisse un paiement par carte ordinaire, sur son terminal habituel. Il n’a besoin ni d’un équipement particulier ni d’un accord avec l’assureur. Il remplit la feuille de soins, comme il le fait déjà pour un remboursement classique. Sans elle, l’assuré n’a rien à photographier et la carte n’est pas créditée.

Le reste à charge dépend toujours de la formule

La carte reçoit ce que le contrat aurait remboursé. Le calcul d’une assurance pour animaux reste le même, seul le moment du paiement change.

Formules Zen : taux, franchise et plafond

Avec les formules Zen, le taux va de 50 à 100 % des frais réels selon le niveau. S’y ajoutent une franchise de 10 ou 20 € par acte et un plafond annuel de 1 000 à 2 200 €. Une fois ce plafond atteint, la carte n’est plus créditée. Sur une petite consultation, l’avance évitée reste modeste : la franchise en absorbe une bonne part, sauf si l’assuré a pris l’option sans franchise.

Accident et Hospi : l’accident ou la chirurgie seulement

Les formules Accident et Hospi, moins chères, couvrent moins de situations. La première ne joue qu’après un accident, médicaments exclus. La seconde ne prend en charge que la chirurgie, après une maladie comme après un accident. Une consultation pour une maladie, sans intervention, n’ouvre donc aucun crédit sur la carte. Le gain se mesure sur une chirurgie ou une hospitalisation, quand la facture se chiffre en centaines d’euros.

Le premier tiers payant vétérinaire ?

Solly Azar présente son service comme le premier du genre. D’autres assureurs évitaient pourtant déjà l’avance de frais, mais à l’intérieur d’un réseau.

Payvet : la clinique payée, mais dans un réseau

Depuis septembre 2024, SantéVet règle avec Payvet la totalité de la facture à la clinique, sous 48 heures ouvrées. L’assuré rembourse ensuite son reste à charge, en trois fois sans frais à partir de 50 €. Le service ne fonctionne que dans les cliniques partenaires de l’assureur, qui en revendique plusieurs milliers.

Solly Azar : n’importe quel vétérinaire

L’offre de Solly Azar se distingue par l’absence de réseau : tout vétérinaire qui accepte la carte bancaire convient, sans démarche de sa part. En pharmacie, la mutuelle paie directement le pharmacien. Ici, Solly Azar verse sa part sur la carte de l’assuré, et c’est lui qui paie le vétérinaire. Pour le propriétaire, l’effet est le même : rien à avancer.

Mode de prise en chargeQui paie le vétérinaire ?Vétérinaires concernésCe que l’assuré avance
Remboursement classiqueL’assuréTousToute la facture, remboursée ensuite
SantéVet, PayvetSantéVetCliniques partenaires de SantéVetRien sur place, le reste à charge est prélevé ensuite
Solly Azar, tiers payantL’assuré, avec une carte créditée par l’assureurTous ceux qui acceptent la carte bancaireLe reste à charge seulement

Ce qu’il faut vérifier avant le rendez-vous

L’assureur parle de propriétaires « éligibles » sans publier la liste des formules concernées. Dans les premières semaines, environ un quart d’entre eux avaient activé leur carte. Un assuré qui veut éviter l’avance doit donc vérifier dans l’application que le service lui est ouvert et que sa carte est active. Mieux vaut le faire avant de partir chez le vétérinaire que devant le terminal de paiement.

Sur place, il a intérêt à demander la feuille de soins remplie avant de régler. Il garde aussi un autre moyen de paiement, pour le reste à charge ou pour un acte que le contrat ne couvre pas. Une facture réglée autrement peut toujours passer par le remboursement classique, que Solly Azar annonce sous 48 heures après validation du dossier.

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